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Cimetière Chinois et IndienAyette

Ayette Indian and Chinese Cemetery

La commune d’Ayette possède la particularité d’avoir sur son sol un cimetière chinois et indien, l’Indian and Chinese Cemetery où reposent 80 travailleurs civils, ayant oeuvré à l’entretien des tranchées et à l’approvisionnement des unités. Les Britanniques utilisent ces hommes, recrutés dans les colonies afin de décharger les soldats des tâches logistiques. Leur travail est ardu : ils sont à la tâche 10 heures par jour, 6 jours par semaine. À cause de la barrière de la langue, ils s’attirent de plus la suspicion des militaires et des populations civiles. En 1919, 80 000 Chinois restent en France, afin de déblayer les zones dévastées par les combats.

À la mémoire des travailleurs

Ces tombes sont certes ordonnées comme dans tous les cimetières militaires du Commonwealth, les hommes qui y reposent n’en étaient pas moins des travailleurs civils. Avec la guerre, chaque armée alliée renforce son organisation logistique pour laquelle de plus en plus de soldats sont mobilisés.

Les oubliés de l'histoire

Afin de pouvoir affecter au combat le plus grand nombre d’hommes, les Britanniques font appel à des travailleurs civils volontaires recrutés dans différents pays pour relever les soldats de ces tâches logistiques. 100 000 Egyptiens, 21 000 Indiens et 20 000 Sud-Africains natifs seront ainsi regroupés dans des Labour Corps (corps de travailleurs) placés sous commandement militaire. A la fin du conflit, le corps de travailleurs chinois (Chinese Labour Corps) de l’armée britannique compte 96 000 hommes.

Les travailleurs asiatiques de la Grande Guerre

Des conditions difficiles

Dans les bases du littoral, ces travailleurs servent de manœuvres dans les magasins généraux et les dépôts de munitions, assurent le déchargement des bateaux et des trains, exploitent les massifs forestiers et entretiennent les voies de communication. Leurs conditions de vie ne sont guère faciles. Contre un salaire quotidien, ils travaillent 10 heures par jour, 6 jours par semaine. Faute de pouvoir établir une communication aisée, les Chinois attirent la méfiance des officiers qui les encadrent et de la population civile. Ceux-ci sont hébergés dans des camps spéciaux, dont le plus important est celui de Noyelle-sur-Mer dans la Somme, et sont soignés dans des hôpitaux qui leur sont réservés. 160 d’entre eux, morts dans le N°2 General Labour Hospital de Saint-Etienne-au-Mont près de Boulogne, reposent aujourd’hui dans le cimetière de la commune, aux côtés de 10 membres du South African Native Labour Corps.

Un lieu de mémoire

À Ayette, au sud d’Arras, l’Indian and Chinese Cemetery compte 80 tombes de manœuvres indiens et de coolies chinois employés près du Front à l’entretien des tranchées et à l’approvisionnement des unités.

En mai 1919, 80.000 Chinois seront toujours en France, participant aux travaux de déblaiement des territoires ravagés par les combats.

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