Dud Corner  CWGC - contains 1,800 burials and the walls commemorate 21,000 men with no known grave who fell in the battle of Loos in 1915 and later battles at Lys, Estaires & Bethune.

Built on the site of the Lens Rd Redoubt stormed by the 9th Black Watch on 25th Sept 1915



Dud Corner CWGC - contains 1,800 burials and the walls commemorate 21,000 men with no known grave who fell in the battle of Loos in 1915 and later battles at Lys, Estaires & Bethune. Built on the site of the Lens Rd Redoubt stormed by the 9th Black Watch on 25th Sept 1915
©Dud Corner CWGC - contains 1,800 burials and the walls commemorate 21,000 men with no known grave who fell in the battle of Loos in 1915 and later battles at Lys, Estaires & Bethune. Built on the site of the Lens Rd Redoubt stormed by the 9th Black Watch on 25th Sept 1915 |Mike_St_Maur_Sheil
Dud Corner Cemetery et Loos MemorialLoos-en-Gohelle

Dud Corner Cemetery et Loos Memorial – Loos-en-Gohelle

Dans la seule journée du 25 septembre, les Britanniques enregistrent 8 500 victimes. Ils perdront au total 50 000 hommes, tués, blessés ou disparus. Les noms de 20 000 d’entre eux sont inscrits au Loos Memorial qui ceint le Dud Corner Cemetery, à Loos-en-Gohelle.

"Tu seras un homme mon fils"

En 1914, Rudyard Kipling, l’auteur du Livre de la Jungle, Prix Nobel de littérature en 1907, se fait le chantre de l’entrée en guerre de l’Empire britannique. Fidèle à l’éducation reçue, son unique fils John, dédicataire en 1910 du fameux poème « If » (Tu seras un homme mon fils), veut s’engager. Refusé d’abord pour raisons de santé, l’influence de son père lui permettra d’incorporer les Irish Guards. Il est aussitôt lancé dans la grande bataille d’Artois, déclenchée par les Alliés, en septembre-octobre 1915. Dans la plaine de la Gohelle, les Britanniques vont utiliser, pour la première fois, le gaz chlorique, en réplique aux Allemands qui l’avaient déjà testé à Ypres. Après l’effet de surprise initial, un changement de sens du vent va repousser les gaz vers les lignes anglaises et contribuer à l’échec d’une offensive, par ailleurs mal préparée.

" Nous sommes morts parce que nos pères ont menti ! "

Dans la seule journée du 25 septembre, les Britanniques enregistrent 8 500 victimes. Ils perdront au total 50 000 hommes, tués, blessés ou disparus. Les noms de 20 000 d’entre eux sont inscrits au Loos Memorial qui ceint le Dud Corner Cemetery, à Loos-en-Gohelle. Y figure notamment celui du lieutenant John Kipling, tombé lors de son premier assaut le 27 septembre, à l’âge de 18 ans, et dont le corps n’avait pas pu être identifié. Rudyard Kipling ne se consolera jamais de cette perte. Jusqu’à sa mort en 1936, il cherchera en vain les traces de son fils, sillonnant chaque été les routes de la Gohelle en demandant : « Have you news of my boy Jack ? ».

Actif au sein de l’Imperial War Graves Commission, il imagine la belle formule gravée sur les stèles des soldats inconnus britanniques : « Known unto God », « Connu de Dieu seul ». Et il écrit dans ses Epitaphes de guerre ces paroles terribles : « Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts / Dites-lui : parce que nos pères ont menti. »

Le corps de John sera identifié en 1992, à 3 km de Loos, dans le Saint-Mary ADS Cemetery de Haisnes-lès-la-Bassée.

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