Grevillers British CemeteryGrevillers British Cemetery
©Grevillers British Cemetery
British CemeteryNew Zealand MemorialGrevillers

Grevillers British Cemetery and New Zealand Memorial

Le New Zealand Memorial de Grévillers est l’un des sept monuments érigés à la mémoire des soldats néo-zéalandais morts sur le front occidental et privés de sépulture connue.

Le mémorial de Grévillers, situé dans le cimetière britannique, évoque la défense des divisions de Nouvelle-Zélande dans le même secteur de mars à août 1918, ainsi que leur rôle durant l’avance pour la victoire entre le 8 août et le 11 novembre. Durant la même période les pertes s’élèvent à 2 600 hommes. Près de 450 d’entre eux sont évoqués sur ce mémorial…

Le « New Zealand Memorial » de Grévillers est, en France et en Belgique, l’un des sept monuments érigés à la mémoire des soldats néo-zéalandais morts sur le front occidental et privés de sépulture connue. Il rappelle la participation des Néo-Zélandais à la défense de la région de Bapaume, pour résister à l’offensive allemande du printemps 1918 et contribuer à partir du 8 août à la libération des territoires occupés.

Durant cette période, la division de Nouvelle-Zélande a perdu 2 600 hommes dont 450 disparus. 

Encore plus destructrice que la guerre

La grippe espagnole

Ce mémorial, perpétuant leur souvenir, se dresse à l’intérieur du cimetière militaire britannique de Grévillers, créé en 1917 par les Australiens à proximité d’un poste de secours. Il regroupe aujourd’hui les restes de 2 106 soldats du Commonwealth morts sur les champs de bataille du secteur. 18 militaires français et 7 aviateurs britanniques tués lors de la Seconde Guerre mondiale reposent aussi ici. Plusieurs des soldats de la Grande Guerre inhumés à Grévillers sont déclarés « morts de maladie » (« DOD », Died Of Disease). On peut penser qu’un certain nombre ont été victimes de la « grippe espagnole ».

Après la guerre

Cette épidémie, attribuée à la mutation d’un virus de la grippe porcine, née sans doute dans un camp de l’armée britannique fait son apparition chez les combattants au début de 1918. Mais dans les grandes manœuvres du printemps et de l’été 1918, les états-majors, habitués aux épidémies de grippe saisonnière, montrent d’autres préoccupations que l’état sanitaire de leurs soldats.

Intensifiant les mouvements de population et de troupes dans un espace « mondialisé », la fin de la guerre va favoriser la propagation de la maladie. L’épidémie cesse d’elle-même à l’été 1919 sans qu’aucun remède n’ait été trouvé. Elle aura fait entre 20 et 40 millions de victimes, soit deux à trois fois plus que la Grande Guerre.

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